Une femme qui porte le voile à contrecœur, obtient-elle une récompense ?

1. Une femme dont la famille l’oblige à se couvrir et qui se voile sans le vouloir, gagne-t-elle une récompense (des hassanât) ? 2. Au final, ce qui compte, n’est-ce pas l’intention ? Y a-t-il un bénéfice à obtenir une récompense alors qu’on agit sans le vouloir ?

0
Manuel 2 vues
3 déc. 2025
Mouaz Ibn Jebel
Writer

Cher frère, chère sœur,

Dans les actes, l’intention est fondamentale. En religion, une action qui n’est pas pour Allah n’apporte aucun bénéfice.

Cependant, même si c’est sous la contrainte, le fait qu’une femme ait la tête couverte est utile, car cela la protège des péchés liés au fait d’avoir la tête découverte. Il ne fait aucun doute que se préserver, chaque jour, à chaque instant même, des péchés qui découlent du fait de garder la tête nue est un bénéfice très important.

De plus, il existe certaines choses qui, même si au départ ne sont pas accomplies avec une intention parfaitement sincère, peuvent devenir plus tard un moyen d’acquérir une sensibilité religieuse. Il y a des hadiths qui ordonnent de faire prier un enfant arrivé à l’âge de dix ans – même si ce n’est pas de son plein gré. L’une des raisons importantes, c’est de faire en sorte que l’enfant acquière, petit à petit, une habitude d’adoration et une sensibilité à la prière.

Cependant, le point principal est de comprendre l’état d’âme de la croyante qui ne veut pas se couvrir la tête. En tant que personne qui croit en Allah et au Jour des comptes, il faut chercher les raisons profondes qui font qu’elle choisit en permanence de garder sa tête découverte.

Par exemple, si cette femme ne possède pas une foi sincère, il est nécessaire de renforcer sa foi avant même la question du voile.

Si, en se laissant influencer par certains discours, elle est arrivée à croire que le voile n’est pas une obligation en Islam, il faut l’informer à ce sujet à partir des versets et des hadiths.

En résumé : si ce désir de ne pas se couvrir vient de l’ignorance, il faut l’enlever par la science ; si elle sait que c’est un péché mais qu’elle n’arrive pas à repousser les désirs de son nafs, il faut les polir et les atténuer par un bon entourage.

 Car il y a surtout quatre choses qui poussent l’homme vers l’Enfer : l’amour du bas-monde, le fléau du nafs, les insinuations de Shaytân, et le fléau du mauvais environnement.

Avec salutations et prières...

L'Oasis

3 déc. 2025
Mouaz Ibn Jebel
Writer
Cette réponse vous a-t-elle convaincue ?