Qui sont les gens de la qibla ?

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23 oct. 2025
Mouaz Ibn Jebel
Writer

Question : Certaines personnes, à propos de ceux dont les croyances sont déviantes, disent : « Eux aussi sont musulmans, ce sont des gens de la qibla ; ne dites pas de mal d’eux. » Qui appelle-t-on « gens de la qibla » et ne faut-il pas dire du mal d’eux ?

Réponse : Notre maître le Prophète a dit dans un hadith :

 « Les enfants d’Israël se sont divisés en soixante-douze communautés. Ma communauté se divisera, elle, en soixante-treize. Soixante-douze iront en Enfer, une seule sera sauvée ; ce sont ceux qui sont sur ma voie et celle de mes Compagnons. »

C’est-à-dire : les fils d’Israël se sont divisés en soixante-douze sectes dans la religion, et les musulmans se diviseront en soixante-treize sectes dans la religion. Aucun d’eux n’est mécréant, mais ils resteront longtemps en Enfer. Seule la secte qui a la croyance que moi et mes Compagnons avons et qui adore comme nous n’entrera pas en Enfer.

Les savants de la religion qui, en faisant l’ijtihâd dans les questions de croyance, s’écartent des croyances du Messager d’Allah et des nobles Compagnons—s’ils s’éloignent des croyances tenues pour nécessaires et connues par consensus dans la religion—deviennent mécréants, et on les appelle mulhid (impies). Il est écrit dans Bahr et dans Hindiyya qu’ils sont polythéistes.

S’ils s’écartent de croyances qui ne sont pas « nécessaires » ni établies par consensus, ils ne deviennent pas mécréants ; ils sont alors des innovateurs en matière de dogme (bid‘a en croyance). On les appelle aussi « gens de la qibla ». En revanche, dans les actes et les règles d’adoration, celui qui ne croit pas aux pratiques nécessaires et unanimement reconnues devient mécréant, un mulhid. Mais les savants qui divergent sur des pratiques qui ne sont ni nécessaires ni établies par consensus, s’ils sont mujtahid (aptes à l’ijtihâd), sont récompensés. S’ils ne sont pas mujtahid, ils deviennent des innovateurs dans la pratique et « sans madhhab » (sans école). Car il n’est pas permis à qui n’est pas mujtahid de faire l’ijtihâd ; il doit suivre (taqlîd) l’école d’un mujtahid.

Dans un hadith, il est dit :

 « Ne traitez pas d’incrédule celui qui dit *Lâ ilâha illâllah* parce qu’il commet des péchés ! Celui qui le déclare mécréant devient lui-même mécréant. »

Celui dont la croyance n’est pas dévoyée — et qui, pour cela, ne devrait pas entrer en Enfer — peut tout de même y entrer à cause des péchés qu’il a commis. S’il est pieux, c’est-à-dire s’il s’est repenti de son péché, ou s’il obtient le pardon ou l’intercession, il n’entrera pas du tout en Enfer.

En revanche, celui qui renie une croyance ou une pratique tenue pour nécessaire — c’est-à-dire connue même des ignorants et établie par consensus — devient mécréant et apostat. Même s’il prononce Lâ ilâha illâllah, accomplit toutes les adorations et s’abstient de tous les péchés, on ne l’appelle pas « des gens du Lâ ilâha illâllah » ni « des gens de la qibla ».

Question : La parole suivante est-elle correcte ? “Si chez une personne il se trouve ne serait-ce qu’un seul signe d’appartenance à l’islam — par exemple, s’il accomplit la prière — alors même s’il présente par ailleurs un signe de mécréance, il est désormais des gens de la qibla et on ne peut pas le déclarer mécréant.”

Réponse : Ce n’est pas correct. Les savants de l’islam ont dit le contraire :

  1. L’imam A'zam (Abû Hanîfa) et l’imam al-Shâfi'î ont dit : « On ne traite pas d’incrédule (kâfir) celui qui est des gens de la qibla. » Cela signifie : « Celui qui est des gens de la qibla ne devient pas mécréant du seul fait qu’il commet des péchés. » Les 72 groupes égarés sont des gens de la qibla. Comme ils se sont trompés dans l’interprétation (ta'wîl) de preuves ambiguës où l’ijtihâd est permis, on ne les déclare pas mécréants. En revanche, comme l’ijtihâd n’est pas permis au sujet des connaissances religieuses nécessaires et transmises par tradition continue (tawâtur), celui qui ne croit pas à de telles données est, par consensus, mécréant. Car ne pas y croire revient à ne pas croire au Messager d’Allah. La foi (îmân), c’est croire aux connaissances nécessaires que le Messager d’Allah a apportées de la part d’Allah Très-Haut. Ne pas croire ne serait-ce qu’à l’une de ces connaissances constitue une mécréance. (Kitab al-Milal wa-n-Nihal).

Puisque celui qui ne croit même pas à une seule des choses apportées par le Messager d’Allah est mécréant, il est évident que ne pas croire au Messager d’Allah rend mécréant. Même s’il dit Lâ ilâha illâllah, s’il s’abstient délibérément de dire Muhammadun rasûlullâh (“Muhammad est l’Envoyé d’Allah”), il est mécréant.

  1. Parmi les 72 groupes d’innovation (bid‘a), bien que certains accomplissent la prière et toutes les adorations, une partie est devenue mulhid, c’est-à-dire sortie de la religion. En effet, celui qui renie une croyance ou une pratique établie par consensus dans la religion devient mécréant et apostat ; dès lors, même s’il dit Lâ ilâha illâllah, accomplit toutes les adorations et s’abstient de tous les péchés, on ne l’appelle plus des gens de la qibla. (Hâdîka).

  2. Celui qui ne croit pas ne serait-ce qu’à l’une des connaissances religieuses nécessaires ou à l’un des éléments de foi devient mécréant, même s’il dit : La ilaha illallah Muhammadun rasulullah. Croire seulement en Allah ne suffit pas. Celui qui nie l’un des six points énoncés dans le Amentü — par exemple le destin (qadar) — devient également mécréant, et toutes ses bonnes œuvres sont annulées. (Radd al-Muhtâr).

  1. Comme les 72 groupes d’innovation (bid‘a) sont des gens de la qibla, on ne les traite pas de mécréants ; toutefois, ceux d’entre eux qui ne croient pas aux choses dont la croyance est nécessaire en religion deviennent mécréants. (Lettres d’Imâm Rabbânî Ahmad al-Faruqi al-Sirhindi 2/67, 3/38)
  1. Celui qui nie une obligation bien connue (un fard notoire) devient mécréant, même s’il accomplit la prière. (al-Bariqa) [Par exemple, dire : « À notre époque, le voilement (le tesettür) n’est pas nécessaire » est une mécréance.]

  2. « On ne considère pas toute personne qui prie en se tournant vers notre qibla comme faisant partie des gens de la qibla. Même les hypocrites — dont la mécréance est établie par consensus — se tournent vers notre qibla et accomplissent la prière. » (Tabaqat al-Shafi'iyya)

  3. On n’appelle pas « gens de la qibla » toute personne qui prie. Le sens d’un hadith est le suivant :

    « Celui qui ment, ne tient pas sa parole et trahit le dépôt — même s’il dit être musulman, accomplit la prière et jeûne — est un hypocrite. » [al-Bukhârî]
    

(Ici, il s’agit de quelqu’un qui devient hypocrite parce qu’il n’accomplit pas ses actes pour l’agrément d’Allah mais par ostentation, faute de foi. Autrement, celui qui commet de grands péchés ne devient pas mécréant.)

  1. Celui qui ne croit pas à l’un des six piliers de la foi est mécréant, même s’il accomplit la prière. (Ashiaat al-Lamaat).

  2. Si, d’une seule parole ou d’un seul acte d’un musulman, on peut comprendre cent sens, dont quatre-vingt-dix-neuf mèneraient à la mécréance et un seul attesterait sa foi, il faut retenir ce sens unique et ne pas le déclarer mécréant. Mais ceci ne vaut que lorsqu’une même parole (ou un même acte) admet de multiples interprétations.

En revanche, si parmi cent paroles ou actes distincts, l’un seul indique la foi tandis que quatre-vingt-dix-neuf indiquent la mécréance, on ne considère pas cette personne comme musulmane ; car si ne serait-ce qu’une parole ou un acte d’une personne manifeste clairement la mécréance — c’est-à-dire qu’il n’admet aucune interprétation compatible avec la foi — on comprend que cette personne est mécréante. Que d’autres paroles et actes paraissent indiquer la foi et qu’elle se dise croyante ne la sauve pas de l’incrédulité ; on ne la juge pas musulmane. (La Résurrection et l’Au-delà).

Parmi les signes les plus importants de l’appartenance à l’islam, il y a l’accomplissement de la prière. La faire en congrégation a, de plus, une importance particulière. Malgré cela, le Prophète a dit :

 « À la fin des temps, plus de mille personnes prieront dans une mosquée ; mais il ne s’y trouvera pas un seul croyant. » [Daylamî]

Cela montre que, pour être musulman, il ne suffit pas d’avoir seulement des signes extérieurs d’appartenance à l’islam. Il est indispensable de ne rejeter aucune des connaissances tenues pour nécessaires en religion et auxquelles il faut croire — pas même une seule.

Question : Si l’on observe chez un musulman une situation/un acte qui implique la mécréance (kufr), doit-on le déclarer mécréant (kâfir) ?

Réponse : On ne peut pas coller l’étiquette de mécréant, sur la base d’un simple doute, à quelqu’un qui se dit musulman et prononce la parole du témoignage (kalimat ash-shahâda).

S’il se trouve, dans un acte ou une parole de quelqu’un qui se dit musulman, de nombreux indices de mécréance, mais aussi un indice de foi — ou un indice dont on doute qu’il implique la mécréance — on ne doit pas le déclarer mécréant. Car on a une bonne opinion du musulman. (Radd al-Muhtâr).

« Lorsque l’on comprend clairement qu’il a visé un signe de mécréance, il devient mécréant. Notre interprétation n’y change rien. » (al-Fatawa al-Bazzaziyya).

Question : N’est-il pas rapporté par des hadiths et par les paroles des savants de l’islam que les 72 groupes d’innovation, après être restés en Enfer en raison de leurs péchés et de la corruption de leurs croyances, entreront ensuite au Paradis ?

Réponse : Mais cela vaut pour les groupes d’innovation (bid'a), pas pour toute personne tournée vers la qibla. Ceux qui ne sont pas tombés dans l’incrédulité auront ce sort-là (ils finiront au Paradis). En revanche, ceux qui sont tombés dans l’incrédulité resteront en Enfer éternellement.

Question : On entend certains dire : “Celui qui, cinq fois par jour, se tourne vers la Kaaba et prononce la parole du témoignage pendant le ta?iyy?t (tachahhud), même s’il tombe dans l’incrédulité et ne s’en repent pas, ne demeure pas dans son incrédulité.” N’est-ce pas erroné ?

Réponse : Cette parole est contraire à la croyance de l’ahl al-sunna. Notre maître l’Imam A'zam (Abû Hanîfa) dit : Pour le repentir, il ne suffit pas de prononcer la formule du témoignage (kalimat ash-shahâda) ; il faut aussi se repentir de la chose qui a causé l’incrédulité. S’il ne se repent pas de cette chose-là, même s’il accomplit la prière, il est mécréant.

Question : Certains disent : “D’après le hadith : ‘Celui qui dit Lâ ilâha illâllah entrera au Paradis’, les 72 sectes égarées ne resteront pas non plus éternellement en Enfer.” Cette explication est-elle correcte ?

Réponse : C’est faux. Un hypocrite peut aussi dire Lâ ilâha illâllah. Ceux qui meurent en mécréants n’entreront pas au Paradis.

Question : Est-il permis de dire que, au fond de notre “maladie du takfîr”, il y a une sorte de virus d’auto-divinisation (le fait de nous ériger en dieux) ?

Réponse : Cette parole est une calomnie envers l’Envoyé d’Allah et les savants de l’islam. À Dieu ne plaise ! Le Messager d’Allah et les savants de l’ahl as-sunna, ses héritiers, auraient-ils été frappés d’un « virus » d’auto-divinisation parce qu’ils déclarent mécréants ceux qui sont tombés dans l’incrédulité ? Quelle odieuse calomnie ! Les gens de l’égarement dont la croyance est mécréante ne sont pas des gens de la qibla ; même s’ils prient et accomplissent toutes les adorations, ils resteront éternellement en Enfer. Pour être des gens de la qibla, ils doivent se repentir de leur croyance mécréante. Nous en avons donné les références ci-dessus.

Peut-on traiter de mécréants (kâfir) les “gens de la qibla” ?

Question : Dans Le bonheur éternel, il est indiqué que celui qui n’est pas sunnite (Ahl al-Sunna) sera soit mécréant, soit adepte de l’innovation (bid'a). L’adepte de l’innovation n’est-il pas mécréant ?

Réponse : On ne traite pas d’incréants les adeptes de l’innovation (ahl al-bid‘a). L’Imâm Rabbânî dit :

« Dans le hadith, il est indiqué que cette communauté se divisera en 73 groupes et que 72 d’entre eux iront en Enfer ; il n’y est pas dit qu’ils y resteront éternellement. Rester éternellement dans le châtiment du Feu de l’Enfer concerne ceux qui n’ont pas la foi, c’est-à-dire les mécréants. Les 72 groupes, à cause de la corruption de leur croyance, entreront en Enfer et brûleront à proportion de la corruption de leur croyance. Comme les 72 groupes d’innovation sont des “gens de la qibla”, on ne doit pas les déclarer tous mécréants. Cependant, parmi eux, ceux qui ne croient pas aux choses dont la croyance est nécessaire en religion, ainsi que ceux qui rejettent — sans en connaître l’interprétation — des points des règles de l’islam que tout musulman a entendus et connaît, deviennent mécréants. » (Lettre 3/38)

Seyyid 'Abdülhakîm Arwâsî a dit :

« On appelle “égarés” les 72 groupes d’innovation. Aucun d’eux n’est mécréant. Cependant, si quelqu’un qui affirme appartenir à l’un de ces 72 groupes ne croit pas à l’une des données clairement exposées dans le Coran ou les hadiths et connues de tous les musulmans, il devient mécréant. Aujourd’hui, nombreux sont ceux qui, ayant quitté l’école de l’ahl al-sunna, sont devenus égarés ou mécréants. » (Les connaissances utiles).

Si quelqu’un qui s’est écarté de l’ahl as-sunna ne croit pas à l’une des connaissances religieuses nécessaires, établies par transmission continue (tawâtur), on ne l’appelle pas “des gens du Lâ ilâha illâllah”. Une telle personne est mécréante. Cela est également écrit chez Ibn 'Âbidîn. » (Le bonheur éternel).

Même si aucune des 72 écoles d’innovation (bid'a) n’est mécréante, elles brûleront longtemps en Enfer. Un savant de religion qui, en faisant l’ijtihâd sur des questions de croyance, s’écarte des croyances du Messager d’Allah et des Compagnons — s’il s’écarte d’un élément de foi tenu pour nécessaire et connu par consensus — devient mécréant. S’il s’écarte d’un point de croyance qui n’est ni nécessaire ni établi par consensus, il ne devient pas mécréant : il est considéré comme innovateur en matière de credo (bid'a dans l’'aqida). On appelle aussi les adeptes de l’innovation « gens de la qibla ».

De même, dans les actes et les règles d’adoration, celui qui ne croit pas à des pratiques tenues pour nécessaires et connues par consensus devient mécréant. Mais le savant qui diverge sur des pratiques qui ne sont ni nécessaires ni établies par consensus — s’il est mujtahid — est récompensé. S’il n’est pas mujtahid, il devient innovateur dans la pratique et « sans madhhab » (hors école).

Ainsi, celui qui nie une croyance ou un acte reconnu comme nécessaire — c’est-à-dire connu même des ignorants et établi par consensus — devient mécréant et apostat ; par conséquent, même s’il dit La ilaha illallah, accomplit toutes les adorations et évite tous les péchés, on ne l’appelle ni « des gens du La ilaha illallah » ni « des gens de la qibla ». (Les connaissances utiles).

Conclusion : De nos jours, puisqu’il n’existe pas de savant ayant atteint le rang d’ijtihâd, la foi de ceux qui sont hostiles à l’ahl as-sunna et suivent les groupes d’innovation est en danger.

On ne déclare pas mécréant (kâfir) quelqu’un qui fait partie des gens de la qibla

Question : Peut-on dire, de ceux qui prient même si leur croyance est dévoyée, que leur foi a disparu et qu’ils sont devenus mécréants ?

Réponse : Tant qu’on n’a ni dit ni fait une chose qui entraîne l’incrédulité (kufr), on ne dit pas, des gens de la qibla — c’est-à-dire de ceux qui prient — que leur foi a disparu et qu’ils sont devenus mécréants. En revanche, si une personne tient des propos ou accomplit des actes qui contredisent clairement ce qui est exposé dans le Coran et les hadiths, et ce à quoi les musulmans ont cru au fil des siècles, alors même si elle priait toute sa vie et accomplissait toutes les adorations, on dira que sa foi a disparu : elle est devenue mécréante.

Par exemple, celui qui dit qu’Allah Très-Haut ne connaît pas les particules, le nombre des feuilles ou les choses cachées perd sa foi et devient mécréant. Celui qui critique, pour un motif religieux, les Compagnons en dehors d’Abû Bakr et 'Umar devient adepte de bid'a (innovateur). Quelqu’un qui déclare licite un interdit : si c’est en s’appuyant sur un verset ou un hadith, il ne perd pas la foi ; s’il le dit arbitrairement, sans s’appuyer sur un verset ni un hadith, il perd la foi et devient mécréant. Dire que l’élection d’Abû Bakr et de 'Umar au califat n’était pas justifiée est une innovation (bid'a). Dire qu’ils n’avaient aucun droit au califat est une mécréance : cela fait perdre la foi.

Question : Peut-on appeler “gens de la qibla” quelqu’un qui renie certaines croyances fondamentales de l’islam tout en acceptant les autres prescriptions de l’islam ?

Réponse : “Gens de la qibla” désigne la personne qui croit à toutes les connaissances religieuses connues par transmission continue (tawâtur) et tenues pour nécessaires — autrement dit, un musulman. Une telle personne, même si elle adhère à une croyance innovée (bid‘a), ne sort pas de la religion et ne devient pas mécréante. Les 72 groupes d’innovation qui se sont écartés de l’ahl as-sunna en matière de croyance sont dans ce cas, tant qu’ils ne tombent pas dans l’incrédulité.

23 oct. 2025
Mouaz Ibn Jebel
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Cette réponse vous a-t-elle convaincue ?