Dire « Allah est jaloux, Il éprouve de l’envie » n’est-ce pas incorrect ?

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6 nov. 2025
Mouaz Ibn Jebel
Writer

Question : Dire « Allah est jaloux, Il éprouve de l’envie » n’est-ce pas incorrect ?

Réponse : On n’emploie pas pour Allah les expressions « jalouser » ou « envier ». On dit qu’Il est détenteur de ghayrah — c’est-à-dire de la sollicitude protectrice qui ne tolère ni le mal ni l’association (shirk).

La ghayrah consiste à ne pas accepter qu’une personne associe quelqu’un d’autre à ce qui lui revient de droit. La ghayrah d’Allah signifie qu’Il n’agrée pas que Son serviteur fasse des choses mauvaises et laides. Cela n’a rien à voir avec la jalousie ni l’envie.

L’envie (haset), c’est vouloir que disparaissent chez quelqu’un ses bonnes œuvres, sa maison, ses biens, sa fortune, sa science, et souhaiter que tout cela n’existe pas chez lui mais chez soi : c’est blâmable.

En revanche, vouloir posséder la même chose sans souhaiter qu’elle disparaisse chez l’autre n’est pas de l’envie ; on appelle cela al-ghibtah (émulation, saine envie). Ce n’est pas un péché.

Avoir de la ghayrah, c’est revendiquer son droit. Allah Très-Haut ne veut pas qu’on adore autre que Lui. Il manifeste Sa ghayrah envers ceux qui, au lieu de s’adresser à Lui, tendent la main à d’autres.

Allah Très-Haut a manifesté Sa ghayrah envers certaines de Ses créatures très aimées — parmi les saints (awliyâ’) et les prophètes. Par exemple, lorsque Yûsuf (sur lui la paix) dit : « Mentionne mon nom auprès du souverain ! », cela toucha à la ghayrah divine et devint la cause de ses longues années en prison. De même, la joie d’Ibrâhîm (sur lui la paix) à la venue au monde de son fils Ismâ‘îl toucha à la ghayrah divine, et il reçut l’ordre de l’offrir en sacrifice. (La moralité islamique).

6 nov. 2025
Mouaz Ibn Jebel
Writer
Cette réponse vous a-t-elle convaincue ?